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Monde
10 septembre 2026
Carcassonne : des policiers tiennent des paroles racistes, misogynes et transphobes
À Carcassonne, des propos racistes tenus par quatre policiers municipaux ont été révélés mardi par Midi Libre. Ils ont été enregistrés le 6 novembre 2025 par la caméra-piéton d’un brigadier-chef, restée allumée pendant six heures à son insu. On entend notamment le policier déclarer : « J’en peux plus, en centre-ville, du bicot, du nègre ». Il qualifie les femmes de « connasses » et reprend la fausse théorie selon laquelle Brigitte Macron serait une femme transgenre : « On essaye de cacher ça au monde entier ». Les policiers défendent aussi les tortionnaires pendant la guerre d’Algérie, et l’un appelle à « un coup d'État en France ». La justice et la municipalité ont respectivement ouvert une enquête. Cette dernière, dirigée par le RN, a suspendu les policiers. Le maire a condamné leurs propos. Le brigadier-chef participait aussi au service d’ordre du RN, qui a annoncé son exclusion.En France, les injures à caractère raciste tenues par un agent dépositaire de l’autorité publique sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ordonné un contrôle de la police municipale.Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a annoncé porter plainte, jugeant ces propos particulièrement graves venant de policiers chargés de protéger toute la population.

