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Monde
05 novembre 2026
Midterms : les démocrates infligent une défaite à Donald Trump
Aux États-Unis, les élections de mi-mandat (midterms) du 3 novembre 2026 marquent un important revers politique pour Donald Trump et son parti républicain : les démocrates reprennent le contrôle des deux chambres du Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat.Les élections de mi-mandat ont lieu tous les quatre ans, à mi-chemin du mandat présidentiel. Les électeurs renouvellent les 435 sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers des 100 sièges du Sénat. Avant le scrutin, les républicains étaient majoritaires dans les deux chambres. Les élections de mi-mandat sont généralement un vote pour ou contre la politique du président. Or, selon un sondage Reuters du 19 octobre, seuls 31 % des Étatsuniens approuvaient l’action de Donald Trump. Les méthodes brutales de la police de l’immigration (ICE), la guerre en Iran et la hausse du coût de la vie ont notamment alimenté ce mécontentement.Selon les derniers résultats, les démocrates obtiennent la majorité absolue dans les deux chambres : 54 sièges sur 100 au Sénat et 240 sur 435 à la Chambre des représentants, où les républicains perdent au moins 25 sièges. Les résultats de plusieurs sièges sont encore attendus.Cette victoire permet aux démocrates de bloquer des projets de loi, de peser sur le budget, d’enquêter sur l’administration Trump et de refuser certaines nominations, notamment celles de juges. Toutefois, Donald Trump conserve son droit de veto sur les lois et ses pouvoirs présidentiels, notamment en matière de diplomatie et de décrets.Les démocrates remportent des sièges dans plusieurs États traditionnellement républicains, notamment au Texas, au Kansas et dans l’Iowa. Plusieurs victoires sont aussi historiques, à l'échelle nationale ou dans certains États : pour la première fois, des personnes noires, issues des Premières Nations, d'origine hispanique, musulmanes ou ouvertement homosexuelles accèdent à certaines fonctions de sénateur, de représentant ou de gouverneur (dont les élections étaient organisées ce jour).À l'étranger, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez salue le recul de l'extrême droite. L'Iran y voit un rejet de la guerre étatsunienne, tandis que la Chine souhaite poursuivre le dialogue avec Washington. De son côté, la cheffe de la diplomatie européenne espère que le nouveau Congrès renforcera le soutien à l’Ukraine et la pression sur la Russie.En France, plusieurs responsables de gauche saluent cette victoire comme un espoir face à l’extrême droite. Jordan Bardella (RN) rejette tout parallèle avec la présidentielle de 2027. Au centre, Valérie Hayer (Renaissance) y voit une victoire pour la liberté et l’État de droit.

