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17 mars 2026
Jeux paralympiques d’hiver 2026 : la France en dessous de ses objectifs
Les Jeux paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 se sont achevés dimanche 15 mars avec un bilan mitigé pour la délégation française. Avec 12 médailles (quatre d'or, quatre d'argent, quatre de bronze) et une sixième place au classement des nations, l’équipe de France reste en dessous de l’objectif fixé avant la compétition : 18 médailles et un top 5 mondial.Cette performance laisse un sentiment de frustration chez les dirigeants. La présidente du Comité paralympique et sportif français, Marie-Amélie Le Fur, souligne que plusieurs courses se sont jouées à quelques centièmes de seconde, privant les Français de podiums supplémentaires. Sur le papier, la délégation possédait pourtant un potentiel important.La stratégie française reposait sur une sélection très resserrée : 13 athlètes et quatre guides, tous considérés comme médaillables. Ce choix assumé mais risqué s’appuyait sur un groupe engagé dans les trois grandes catégories de compétition du sport paralympique d’hiver : debout, assis et déficients visuels. Avec un collectif limité, chaque contre-performance pèse lourd dans le bilan final, faute d’athlètes capables d’aller chercher des médailles dans d’autres épreuves ou catégories.Autre élément majeur : la progression du niveau international. La concurrence s’élargit et les podiums se répartissent désormais entre davantage de nations. La Chine, déjà dominante lors des Jeux paralympiques d’hiver de Pékin 2022, a de nouveau terminé en tête du tableau des médailles, avec 44 médailles dont 15 d’or. Son succès repose sur un vaste programme de détection, des moyens d’entraînement importants et un vivier d’athlètes très large.À compter également le retour remarquable de la Russie qui, sous sa bannière, se classe en 3e position du tableau des médailles avec huit médailles d’or.Du côté français, le principal défi reste justement l’élargissement du vivier. L’équipe alignée à Cortina comptait peu d’athlètes et seulement deux femmes, dont la skieuse Aurélie Richard, révélation de ces Jeux avec quatre médailles, et la snowboardeuse Cécile Hernandez, titrée en snowboardcross.Face à ces limites, les regards se tournent déjà vers l’avenir. Les responsables français souhaitent lancer dès la fin 2026 de nouveaux programmes de détection et renforcer les filières de formation. L’objectif est clair : élargir la base d’athlètes pour préparer les Jeux paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, où la France espère briller à domicile.La prochaine paralympiade s’annonce donc déterminante pour transformer cette frustration en dynamique de performance.

