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03 juin 2026
Jouer au hockey… sous l’eau : immersion dans le hockey subaquatique
Invisible pour le grand public mais bien structuré à l’échelle internationale, le hockey subaquatique intrigue autant qu’il fascine. Comment pratiquer un sport collectif… en apnée, au fond d’une piscine ? Derrière cette discipline atypique se cache pourtant une histoire riche et une véritable exigence tactique.Créé dans les années 50 à Portsmouth, ce sport naît d’une contrainte simple : maintenir une activité physique en hiver pour des pêcheurs sous-marins. D’abord expérimental, avec l’usage de bouteilles de plongée et de crosses longues à deux mains, il évolue rapidement vers un jeu plus fluide, pratiqué en apnée avec un équipement allégé, à savoir avec des crosses courtes manipulées à une main. La discipline s’internationalise dans les années 1970 et est reconnue en 1978 par la Confédération mondiale des activités subaquatiques, qui en régit encore aujourd’hui les compétitions majeures. En France, le premier championnat de France a été organisé à Reims en 1982. Les sélections tricolores ont remporté cinq titres de champion du monde (trois pour les hommes et deux pour les femmes).Concrètement, deux équipes de six joueurs s’affrontent en apnée sur deux mi-temps de 15 minutes. Objectif : pousser un palet d’environ 1,3 à 1,5 kg dans un but posé au fond d’une piscine, estimé entre 2 à 4 mètres de profondeur, et les dimensions du terrain sont de 20 à 25 mètres de longueur et 12 à 15 mètres de largeur. Équipés de masque, tuba, palmes et gant protecteur, les joueurs alternent plongées courtes et phases de récupération en surface, c’est constamment des montées et descentes. Chaque rencontre est accompagnée de trois arbitres, un sur le bord du bassin et deux sous l’eau, qui pratiquent un système de gestes codifiés.Au-delà de l’aspect insolite, le hockey subaquatique repose sur une forte intelligence collective. Les schémas tactiques, souvent proposés en 3-3 ou 2-2-2, exigent coordination, anticipation et gestion de l’effort. Contrairement à d’autres sports, la contrainte respiratoire impose un jeu haché mais stratégique, où chaque descente compte. La communication, essentiellement non verbale, demande de l’automatisme et devient un élément clé de performance (et donc adapté aux sourds !).Peu médiatisé, le hockey subaquatique offre pourtant une lecture moderne du sport collectif : complète, sensorielle et exigeante.

