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Monde
30 avril 2026
Cadmium : nouveau test de dépistage jugé trop limité
Dès l’été 2026, un test de dépistage du cadmium sera disponible en France. Promis par le gouvernement après une alerte de médecins en 2025, il fait suite à une expertise publiée fin mars par l’Anses montrant que l’alimentation constitue la principale source d’exposition à ce métal cancérogène. Ce test, urinaire ou sanguin, devra être prescrit par un médecin, réalisé en laboratoire, et coûtera 27,50 euros. Sous certaines conditions, il pourra être remboursé à 60 % par l’Assurance-maladie, avec un complément des mutuelles.Cependant, ce dépistage concernera surtout les personnes vivant dans des zones polluées ou exposées professionnellement. Un choix jugé trop restrictif par plusieurs médecins, qui dénoncent une limitation de la surveillance biologique de la population. Selon eux, ce dispositif ignore une contamination diffuse liée à l’alimentation, pourtant documentée par l’Anses et Santé publique France. Ils soupçonnent le gouvernement de vouloir éviter un afflux de résultats inquiétants ou des coûts supplémentaires. Enfin, l’utilité du test est questionnée : aucun traitement n’existe. En cas de taux élevé, les recommandations émises par les autorités sanitaires consistent uniquement à réduire la consommation d’aliments les plus contaminés (chocolat, céréales, riz ou légumes racines), des conseils déjà adressés à l’ensemble de la population.

