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Monde
26 octobre 2026
24 octobre : l’ultra droite accusée de violences contre les manifestants
Samedi, la mobilisation contre la vie chère et la politique du gouvernement est restée massive : 410 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, 800 000 selon la CGT, malgré l’interdiction de nombreux rassemblements.Dans plusieurs villes, des groupes d'ultra ou d’extrême droite, parfois sous le prétexte de vouloir défendre les commerçants en réaction aux pillages de la semaine dernière, s’en sont pris aux manifestants, sans que les forces de l’ordre ne réagissent, comme le montrent plusieurs vidéos tournées par des médias ou par des particuliers.Si les médias emploient souvent indifféremment les termes « extrême » et « ultra », « ultra » désigne généralement une frange qui recourt à la violence pour imposer ses idées radicales, quand « extrême » qualifie des personnes aux idées radicales, mais légalistes. Ces deux mouvances restent toutefois poreuses, les liens entre elles étant fréquents.Ce fut le cas par exemple à Rouen, à Nancy, ainsi qu’à Montpellier, où le maire, Michaël Delafosse, a annoncé saisir le procureur après avoir reçu plusieurs vidéos des violences. À Nice, plusieurs témoins évoquent des violences commises par une centaine d’individus d’ultra droite contre des manifestants ou des passants. Ultra droite et ultra gauche se sont aussi affrontés aux abords du Vieux-Nice. Onze personnes soupçonnées d’appartenir à l’ultra droite ont été placées en garde à vue. À Lyon, où tout cortège était interdit, des militants d’ultra droite ont défilé, scandant « la rue, la France nous appartient » et effectuant le salut nazi. Des groupes d’ultra droite ont aussi été repérés à Clermont-Ferrand, Lorient, Tours… dans une quinzaine de villes en tout.

