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Monde
28 juillet 2026
Présidentielle 2027 : l'État veut faciliter les prêts bancaires aux candidats
Le gouvernement cherche une solution pour que tous les candidats à la présidentielle de 2027 puissent emprunter auprès de banques françaises. Objectif : éviter les financements étrangers, qui ont déjà entaché plusieurs campagnes, comme celles d'Édouard Balladur (1995) et de Nicolas Sarkozy (2007). Le Rassemblement national a emprunté en Russie en 2014, puis en Hongrie en 2022.Lors d’une réunion la semaine dernière avec les principales banques françaises, Matignon envisagerait un accord entre plusieurs banques (BNP Paribas, Société générale, Banque Populaire-Caisse d’épargne, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Banque Postale) où l'État garantirait une partie des prêts. Cette mesure pourrait figurer dans le budget 2027. Ces prêts restent risqués : l'État ne rembourse les frais de campagne qu'aux candidats ayant obtenu au moins 5 % des voix, et si leurs comptes sont validés. Le RN est directement concerné : les banques ont toujours refusé de le financer, ce qu'il considère comme un acharnement politique. Un rapport dévoilé par Mediapart en 2023 attribue plutôt ce refus à sa dette, la plus élevée des partis avec 8,5 millions d'euros fin mars 2026, sa mauvaise gestion financière et ses déboires judiciaires. Le parti cherche 10,7 millions pour 2027.Matignon affirme n'avoir eu aucun contact direct ni avec le RN ni avec les autres partis sur le sujet. Une pétition a été lancée sur le site de l'Assemblée nationale contre toute garantie publique pour la campagne du RN. La Fédération bancaire française (FBF) proposera des solutions concrètes à la rentrée.