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Monde
28 août 2026
Présidentielle : premier débat économique entre candidats et chefs d'entreprise
Le Medef a organisé, jeudi 27 août, le premier grand débat économique de la présidentielle, sur le court central de Roland-Garros à Paris. Pendant trois heures, sept candidats ont répondu aux questions de cinq chefs d'entreprise : Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Tondelier (Écologistes), Raphaël Glucksmann (Place publique), Gabriel Attal (Renaissance), Edouard Philippe (Horizons), Bruno Retailleau (LR) et Marine Le Pen (RN). Les échanges ont porté sur la dette, la réindustrialisation, le coût du travail, les normes et la fiscalité.Sur les retraites, Marine Le Pen veut un départ à 60 ou 62 ans selon la carrière et Bruno Retailleau souhaite lier l’âge de départ à la retraite à l’espérance de vie, tandis que Gabriel Attal propose un système par capitalisation. La gauche souhaite abroger la réforme de 2023.Jean-Luc Mélenchon propose qu'il n'y ait plus d’aide aux entreprises sans contrepartie. Edouard Philippe envisage de diminuer le coût du travail en rapprochant le brut du net. Marine Tondelier souhaite mettre en place un plan d’aide pour les TPE et PME.La plupart des candidats souhaitent réduire le poids des normes sur les entreprises. Jean-Luc Mélenchon défend leur nécessité, tandis que Raphaël Glucksmann veut distinguer les normes utiles, notamment pour protéger la santé et l’environnement, des normes inutiles.À l'issue du débat, qui s’est avéré assez respectueux, les entrepreneurs présents ont exprimé un avis partagé, jugeant l'exercice utile mais avec des échanges parfois trop politiciens.