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Monde
03 juin 2026
Liban, Iran, Gaza… quelle est la situation ?
Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, les combats entre Israël et le Hezbollah au Liban se sont intensifiés ces dernières semaines. L’armée israélienne progresse au sud du Liban, une avancée que le gouvernement justifie par la nécessité de protéger les localités du nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah. Mi-avril, près de 70 % des Israéliens se déclaraient favorables à la poursuite des opérations militaires contre le Hezbollah. Un appui dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou, fragilisé à l'approche des élections législatives de cet été, ne peut faire abstraction.Une quatrième session de pourparlers a néanmoins débuté hier à Washington entre représentants des gouvernements israélien et libanais, portant sur le désarmement du Hezbollah et la cessation des hostilités.Ce conflit complique les négociations entre Washington et Téhéran, l'Iran conditionnant tout accord avec les États-Unis à l'arrêt des opérations israéliennes au Liban. Alors que les attaques se poursuivent des deux côtés et que le détroit d'Ormuz reste bloqué, l'administration Trump subit une pression croissante pour trouver une issue au conflit, dont les conséquences sur les prix de l'énergie pèsent sur les ménages américains et l'économie mondiale.Les crises iranienne et libanaise ont relégué au second plan la situation à Gaza. Pourtant, les frappes israéliennes contre des positions du Hamas se poursuivent, les deux parties s'accusant mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu conclu en octobre dernier. Si la première phase de l'accord, l’échange des otages israéliens du Hamas contre des prisonniers palestiniens en Israël a été menée à terme, la deuxième phase est au point mort. Elle devait prévoir le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne.Or, le Hamas refuse tout désarmement, proposant un simple « stockage » de ses armes. Et sur le terrain, Israël, qui contrôlait environ 50 % du territoire gazaoui à la signature du cessez-le-feu, en occupe désormais 60 %. Le 28 mai, Benyamin Netanyahou a même annoncé avoir ordonné à son armée d'étendre ce contrôle à 70 %.Par ailleurs, la situation humanitaire dans la bande de Gaza reste critique. Israël impose encore certaines restrictions sur l’entrée de fournitures médicales ou de matériaux pour réparer le réseau d’eau, la nourriture et les médicaments manquent et les maladies infectieuses se multiplient.Ce mercredi en Égypte, le Hamas et d'autres mouvements palestiniens rencontrent les médiateurs qataris et turcs autour d'une nouvelle proposition de cessez-le-feu. Aucune rencontre parallèle entre négociateurs israéliens et médiateurs n'a été annoncée.