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Monde
01 juillet 2026
Une nouvelle loi contre l’ultra fast-fashion
Shein, Temu et AliExpress visés par une loi contre la mode jetable. Le Sénat l'a votée en dernière lecture ce lundi 29 juin, la rendant définitive, après l'adoption par l'Assemblée nationale le 24 juin, deux ans et demi après son dépôt.Cette loi vise à réduire l'impact environnemental du secteur textile, responsable de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et générant déchets ainsi qu’une importante pollution. Elle cible ces plateformes asiatiques tout en préservant les enseignes françaises et européennes comme Kiabi ou Zara.Sa mesure phare : un malus financier pour les entreprises « ultra fast-fashion », qui proposent à la fois un grand nombre de références et des vêtements trop bon marché pour inciter à les réparer. Les seuils restent à fixer par décret. Payé par le client, il pourra atteindre 20 euros par vêtement en 2030, sans dépasser la moitié du prix hors taxe. La publicité pour ces marques est interdite. Une grande majorité des députés de gauche se sont abstenus. Ils dénoncent un texte affaibli par le lobbying : les deux critères sont devenus cumulatifs, et non plus alternatifs, réduisant le nombre de marques concernées. Résultat : des géants comme Zara, H&M ou Primark échappent au dispositif, alors que leur modèle reste, selon eux, tout aussi peu durable.

