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Monde
29 juillet 2026
Paris : 1200 personnes privées d’hébergement d’urgence ?
Les salariés du Samu social (115) francilien, chargé de l'hébergement d'urgence en Île-de-France, sont en grève depuis le 23 juin pour protester contre la décision de leur direction de réduire les capacités d'accueil du dispositif. Une décision prise parce que le plafond de 17 177 nuitées par jour en moyenne sur l'année fixé par l’État a été dépassé au premier semestre, notamment à cause du plan grand froid. Pour revenir dans les clous sur l'ensemble de l'année, la direction impose une forte baisse des nuitées au second semestre par le biais d’un resserrement des critères de priorité et d’une réévaluation des cas des personnes déjà prises en charge. Environ 1200 personnes devront ainsi quitter les hôtels sociaux.Les grévistes ont été rejoints, depuis le 15 juillet, par 200 à 300 familles, en majorité des migrants, exclues du dispositif à la suite de ces mesures. Avec le soutien d'Utopia 56, association d'aide aux migrants et aux sans-abris, elles occupent le parvis du siège du Samu social à Paris pour réclamer une solution de relogement pérenne.La préfecture d'Île-de-France a tenté d'évacuer ce campement hier matin, sans succès : les personnes présentes ont refusé les seules solutions proposées, des places loin de la capitale et pour quelques semaines seulement.

