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06 octobre 2026
Professeurs absents : pourquoi les remplacements sont-ils si compliqués ?
En ce jour de forte mobilisation lycéenne (dont nous ferons le point demain), focus sur l’une des revendications des élèves : le remplacement des professeurs absents.En 2024-2025, 15,4 millions d’heures de cours n’ont pas été assurées dans les collèges et lycées publics faute de remplacement, selon l’Education nationale. Comment utilise-t-elle l’enveloppe d’environ 4,5 milliards d’euros par an destinée aux remplacements (suite à maladie, congé maternité ou paternité, formation, etc.) ? Pour les absences de moins de 15 jours, les établissements doivent trouver eux-mêmes une solution. Le « pacte enseignant » permet notamment de rémunérer des professeurs volontaires au sein de l’établissement pour remplacer leurs collègues. Mais seulement 11,6 % de ces absences courtes sont remplacées.Au-delà de 15 jours, le rectorat fait appel aux « TZR » (enseignants titulaires sans poste fixe attribué), sinon aux contractuels. Plus de 94 % de ces absences sont couvertes. Mais le vivier réellement disponible est limité : des remplaçants sont souvent affectés dès la rentrée sur des postes restés vacants. À cela s’ajoutent les difficultés de recrutement dans certaines matières et certains territoires.Parmi les pistes proposées : augmenter le nombre de remplaçants, mobiliser les TZR dès sept jours d’absence au lieu de quinze, renforcer l’attractivité du métier, organiser davantage de formations en dehors des heures de cours.

