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10 mars 2026
Jeux paralympiques d’hiver 2026 : premières médailles françaises et chaleur printanière
Les Jeux paralympiques d’hiver de Milan‑Cortina 2026 ont démarré ce vendredi 6 mars 2026 avec la cérémonie d’ouverture aux arènes de Vérone, sous une affluence mitigée avec une faible présence des pays pour des raisons logistiques (sites de compétition éloignés) et du boycott de quelques pays européens en soutien de l’Ukraine suite aux retours autorisés de la Russie et de la Biélorussie.Sur le plan sportif, les premières journées ont déjà offert de belles performances françaises.La délégation tricolore a rapidement ouvert son compteur grâce au ski alpin, avec la skieuse alpine (catégorie debout), Aurélie Richard. À seulement 20 ans, la Française réalise un début de Jeux remarquable avec deux médailles d’argent, remportées en descente puis en super-G. Arthur Bauchet (25 ans), en ski alpin debout, a remporté l’argent en descente et compte désormais neuf médailles paralympiques, dont trois en or.Le moment fort de ce début des Jeux est toutefois venu du snowboard. À 51 ans, Cécile Hernandez a remporté l’or en snowboardcross (épreuve debout), conservant ainsi son titre paralympique vécu aux Jeux Paralympiques de Pékin 2022.Autre performance notable : la médaille de bronze du skieur, Jules Segers, en épreuve du Super G (catégorie debout). Ce podium prend une dimension particulière puisque l’athlète revenait d’une commotion cérébrale survenue seulement quelques jours avant la compétition.Au mardi matin à 10 h, la France totalise cinq médailles et se classe 8ᵉ, derrière la Chine en tête avec déjà huit titres. Les deux seules femmes de la délégation tricolore (deux sur 13 athlètes) ont remporté plus de la moitié des médailles françaises. L’objectif reste d’atteindre ou dépasser les 18 médailles avec les prochaines épreuves de ski alpin, biathlon et ski de fond.Ces Jeux sont aussi marqués par un fait inattendu : la chaleur. Sur certains sites, les températures se rapprochent davantage des conditions printanières que d’un climat hivernal. Conséquence directe : une neige plus molle et des pistes qui se dégradent rapidement. Plusieurs athlètes ont également évoqué la difficulté de concourir avec des combinaisons conçues pour des températures bien plus froides. Certains envisagent même de courir avec moins d’équipement tant la chaleur devenait difficile à supporter.Si ce phénomène n’est pas totalement inédit, les Jeux paralympiques d’hiver ayant lieu en mars, souvent plus doux que février, il relance néanmoins les interrogations sur l’évolution des conditions climatiques pour les sports d’hiver.